Durant ce mois sacré, la plupart des algériens font l'effort de regarder la chaine nationale. Ce rituel nous renvoie une vérité indéniable ; la violence sous toutes ses formes est bien ancrée dans nos gènes. Il n'y a qu'à voir la camera cachée qu'on nous passe à l'heure du ftour. Le concept est simple, inviter un vrai faux "artiste" à une vraie fausse émission et lui faire passer un sale quart d'heure. L'objectif est vite atteint car les piégeurs le rabaissent, l'insultent et dénigrent son travail de tel sorte que son sourire à la fin est juste une grimace forcée de circonstance.
Il faut dire que souvent, les médisances balancées à la figure du piégé ne sont en fait que la stricte vérité et là, faudrait rajouter le mauvais gout à la violence verbale...
Saha Ftourkoum
Carpe diem

