"Nous nous sentons étrangers et en France et en Algérie" c'est une phrase que j'ai entendu des dizaines de fois de la bouche de fils d'immigrés. Nos émigrés sont pourtant citoyens français, un statut qui devrait leur assurer une vie paisible et même un avenir européen. Force est de constater que tout cela n'est qu'une projection de ce qui devrait être et nos frères et sœurs éloignés oeuvrent toujours dans l'espoir d'être intégrés, assimilés…les expressions sont multiples.
Au retour au pays de leurs origines pour ceux qui ont daigné faire ce voyage presque mystique, le constat n'est pas meilleur. Nous algériens enracinés leur en voulons d'être français, les envions d'être français et ne comprenons pas cette culture hybride qui est à la leur.
Un seul a su gagner les cœurs des deux rives, Zidane bien sûr… adulé des deux peuples, anobli par les deux présidents. Oui Zidane est tout aussi bien chez lui dans son quartier populaire de Marseille qu'au petit village kabyle de son père.
Une hirondelle ne fera jamais le printemps, mais il n'est pas interdit de croire qu'un jour tous nos émigrés se sentiront chez eux en Algérie, bien accueillis sans être pour autant champions du monde de football.

