Dimanche 15 Octobre 2006

Honneur à ceux qui défendent leurs principes tous les jours ici dans leur pays. Parmi ceux là, il y a les artistes. Ils ont beau crié à se bousiller les cordes vocales, personne ne les entend, ils sont muets malgré eux. Ce qui est désolant c'est qu'ils sont méprisés, considérés comme des ratés alors qu'ils devraient être des seigneurs, respectés par tous. Les artistes, les vrais sont censés, plus que les politiques, ne représentaient à travers le monde. Les artistes cachent en eux ce que nous avons de plus beau et de plus authentique.

Ah que c'est triste de voir un artiste aux mains d'or se convertir en bureaucrate ou en commerçant. Pourtant nous ne pouvons leur en vouloir d'essayer de vivre dignement et de faire en sorte que leurs enfants trouvent de quoi manger.

Nos artistes, faute d'être nos astres, sont nos bougies, illuminant des recoins restreints, leurs flammes tremblant à la moindre brise, au moindre souffle émis par celui qui ne croit pas en eux.

J'allume une bougie et je dédie mes mots à mon frère, hypothétique agent administratif mais artiste dans l'âme.

Dimanche 15 Octobre 2006

Quand je vois ce qui se passe en Afrique, je me dis encore une fois que nous vivons bien dans un monde où règne une hypocrisie totale. Un enfant meurt de faim toutes les 7 minutes ! Faut il le préciser, c'est en Afrique qu'on souffre le plus de ce fléau d'un autre temps. Deux ou trois pays riches ont la possibilité de stopper cette hémorragie. En tête les états unis d'Amérique qui devraient remplacer sa mission de propager une démocratie meurtrière par une autre mission plus noble, celle de nourrir des enfants qui n'ont d'humain que les os. Je regardais la télé tout à l'heure, un enfant de huit ans qui ne pèse pas plus de 14 kilos et ne peut se tenir debout, ne trouvait rien à manger et son sort sera celui de ses parents, morts sous la barbarie tribale.

Les noirs sont ils punis d'avoir connu l'émancipation. Soit esclave ou meurs de faim !

Dire ceci ne sert pas à grand-chose certes, mais ne rien dire me gênerait, le regard de cet enfant squelette me hante, me fait sentir coupable.

Pour moi le Rwanda est trop loin, je ne pourrais jamais rejoindre cet enfant, je ne pourrais jamais lui offrir un bout de pain.

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