Jeudi 18 Janvier 2007

Amateur de télé comme je suis, je regarde pratiquement tout, chose que je ne conseille pas évidemment surtout au plus jeunes. Toutefois ce petit écran nous offre parfois des moments forts en émotion, des images, des sons, des paroles qui restent longtemps gravés dans nos esprits. J'en ai plusieurs mais il y a un qui me vient à l'esprit, il s'agit de paroles d'enfant, un enfant qui ne vit pas comme la majorité des gamins de son âge. Je ne me rappelle pas du pays, était ce le Vietnam ou peut être le Cambodge, peu importe, cet enfant qui avait douze ans passait ses journée à extraire le latex des arbres pour le compte d'une société de produits chimiques.

Ainsi cet enfant au regard vieux, les mains écorchés, le corps frêle dégageait une assurance, non plutôt une résignation à son sort. Le reporter lui demande :

 

-Tu ne vas pas à l'école ?"

 

-Non…

 

-Pourquoi ?

 

-Je n'ai pas d'argent, pas d'uniforme scolaire

 

-Tu aimerais aller à l'école ?

 

-Oui, mais je ne peux pas, je dois aider ma famille.

 

-Qu'est ce que tu compte faire de ta vie

 

-Je continuerai à saigner les arbres…

 

 

Cette dernière phrase m'avait bouleversé ainsi que le ton sur lequel il l'avait lâchée, comme si il avait compris qu'il n'avait pas droit au rêve et que tous les jours qu'il aura à vivre seraient identiques à celui là. Il avait douze ans mais il n'était déjà plus un enfant…

Des enfants qui ne vivent pas leur enfance, il en existe des millions de part le monde. Faute de réussir à rendre ce monde parfait, essayons au moins de le voir comme il est.

Ca serait bien de faire rencontrer le petit ouvrier pauvre du tiers monde avec son congénère riche pour qui il fabrique des jouets, des espadrilles ou ses crayons de couleurs…

Je ne suis pas un donneur de leçons, j'ai juste regardé un documentaire à la télé...

 

 

 

Carpe diem

Dimanche 14 Janvier 2007

Il y a des jours où tout est de travers dans notre esprit, des jours où nous sommes abattus, meurtris et où nous remettons tout en cause, même ce qui paraissait pourtant beau. Dans ces moments là ressurgissent de vieux fantômes que nous croyions bannis pour toujours, des craintes et des peurs que nous pensions avoir enfin vaincu. Ces jours là, nous nous sentons vulnérables, tristes et enviant le plus ordinaire des hommes car lui est ordinaire alors que nous...nous...nous sommes rien...

 

 

J'écris en utilisant le nous car il est peut être plus facile d'impliquer les autres en parlant de soi, en quelque sorte se mêler à la foule disperserait notre peine et allégerait notre souffrance.. Je sais que c'est là une illusion qui n'est d'aucun secours. C'est comme le sdf, le sans abri qui le temps d'une seconde croit que l'abribus c'est chez lui.

 

 

J'écris ceci en étant conscient que mieux que de millions de gens je suis loti, toutefois la vie est ainsi faite et à chacun son enfer, ses épreuves, et si celles-ci ne nous tuent pas, ma foi, nous en sortons grandis.

Carpediem

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