Jeudi 21 Septembre 2006

Ce que nous avons vécu durant la décennie noir, décennie que nous pouvons qualifier de rouge, pour le sang qui a coulé, de décennie explosive, de décennie de la barbarie. Enfin, passons, aucun qualificatif ne pourrait décrire ce qui s'est passé dans notre cher pays. Personnellement je n'arrive toujours pas à réaliser ce que nous avons vécu. L'humain arrive à faire des choses que le cerveau pourtant humain lui aussi, n'arrivera jamais à analyser, comprendre, encore moins justifier.

 

 

 

 

Nous fûmes tous des victimes, certes à des degrés différents. Les premières victimes sont celles qui ne sont plus de ce monde et celle qui vivent toujours mais elles furent touchées dans leurs chairs et dans leurs âmes. Les enfants meurtris, les femmes souillées, les hommes à qui on a enlevé toute dignité, toute fierté. Tous les estropiés de cette guerre qui n'a jamais dit son nom.

 

 

 

 

Nous ne pouvons pas oublier ce qui s'est passé. Même si la rue aujourd'hui donne cette impression, mais non nous ne pouvons pas tourner une page rouge écarlate, imbibée de sang pour recommencer avec une nouvelle, blanche comme neige. De toute façon cette page rouge est tellement chargée de sang qu'elle a déteint sur les cent suivantes.

 

 

 

 

C'est vrai que nous devons aller de l'avant, nous avons l'obligation de reconstruire notre pays mais seulement si cela se fait sur de meilleures bases. Où est ce qu'on ira sans justice, sans tolérance, sans partage, sans une solidarité réelle, sans une redéfinition de ce qu'est l'honneur, le courage, le respect… chacun d'entre nous ne devrait il pas se demander "qu'ai-je fait pour mon pays".

 

 

 

 

Après un pays en sang, méritons nous aujourd'hui un pays sale, corrompu, où règne la loi du plus "fort", un pays sans âme…

Vive l'Algérie...la nôtre...celle qu'on aime...celle qu'on rêve.

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