Qui de vous qui vivez à Alger n'a pas été frustré en étant confronté à la périlleuse mission de héler un taxi ? Aujourd'hui, étant pressé, je me suis dit allez je vais prendre un taxi au lieu du transport en commun -qui lui aussi est dans une situation lamentable du reste et j'ai bien l'inttention d'en parler dans un autre article-; et voilà qu'un taxieur s'apprête à déposer son client juste devant moi. A ce moment là je me suis dit que j'ai choppé la baraka de Fadie ! Je m'abaisse pour parler à mon hypothétique chauffeur, qui faut il le préciser est libre, "salam alikoum, Hussein Dey s'il vous plait" et lui l'air un petit peu inquiet, me signifiant la négation de la tête et de rajouter " je vais à Birkhadem". A ce moment là, à part un cri à vous péter les cordes vocales, je ne vois pas ce qu'il pourrait vous rendre votre état d'esprit préalable à la rencontre de cet énergumène. Oui Fadie même pas un camion qui foncerait sur lui, en lui bousillant son véhicule flambant neuf. J'ai vécu cette situation des centaines de fois mais je n'arrive pas à m'y faire, je n'arrive pas à me familiariser avec cette médiocrité qui nous pourrit la vie jour après jour. Je ne parle pas des taxieurs qui ne vous regardent même pas, même si vous êtes une femme enceinte accompagnée d'un gosse qui pleure de fatigue. Même si vous êtes un vieux aux cheveux blancs et au dos courbé. Je n'ai jamais compris cela et aucune explication ne saurait me convaincre.
Solution : les pourvoyeurs des licences de taxi, avant d'exiger pour les véhicules des contrôles techniques, doivent impérativement réclamer au chauffeur un certificat d'aptitudes civiques.
PS : la prochaine fois, je ferai une chose que mon père faisait, c'est vous dire que l'histoire des taxis est assez vieille. Le truc c'est de grimper dans le taxi et en suite lui annoncer la destination comme cela se fait dans tous les pays du monde. Ensuite advienne que pourra…

