Vendredi 15 Juin 2007

Le piéton et non moins observateur que je suis, observe quelques scènes au quotidien. Parmi celles là il est une qui m'interpelle fortement car je la retrouve souvent dans mon chemin matinal me menant au purgatoire euh au boulot.

 

Après m'être extirpé non sans peine du bus et après une longue inspiration, je ressuscite comme par miracle après ma petite mort et je m'empresse comme à l'accoutumée, accélérant le pas dans le but d'arriver à l'heure au bureau, je n'ai pas de montre mais une notion du temps presque indéfectible, que je qualifierais de suisse même, j'avoue c'est une de mes fiertés. Donc en moyenne je mets 10 minutes pour arriver chez Monsieur M, ce dernier vous lance un regard et coche avec son stylo à coté de votre non, votre demi-journée est sauvée … yes !

 

Oulah mais je m'égare, ce n'est pas de cela dont je voulais parler ! je m'excuse, en fait la scène est très "simple" ; je marche le matin et j'aperçois au loin, une fille, une dame, une femme quoi, qui marche aussi, jusque là vous me direz que c'est tout à fait banal, oui mais c'est sans compter avec l'entrée en scène de Monsieur C* , assis dans son bolide, roulant à toute vitesse mais qui freine juste devant la dame, ouvre la vitre du coté passager et lui parle. "Il la connaît, la veinarde elle va arriver au boulot plus tôt que prévu" pensai-je ! Les secondes passent et la dame ne monte toujours pas, ah je comprends c'est ce qu'on appelle un accostage sauvage du matin, je dis n'importe quoi - c'est une expression qui vient juste de naitre- je sais mais le fait est là, ce monsieur penché à l'intérieur de sa voiture essaie d'emmener cette inconnue réticente avec lui. Elle, elle ne le regarde même pas, elle ne veut rien entendre, elle veut juste aller à son boulot mais lui, malin, ne la croit pas, il insiste des dizaines de mètres durant,"ya rabbi qu'est qu'il est en train de lui dire ?!" Et moi pendant une fraction de seconde je me mets à sa place et j'ai tellement honte ! Et même après cette fraction de seconde, cette honte ne me quitte pas, je suis gêné devant une telle audace, une telle bassesse… au moment où je commence à avoir une petite migraine, le ronflement du bolide, vient me sauver, Monsieur C* accélère et disparaît comme par enchantement. La dame elle poursuit son chemin et moi je me reconcentre, fais gaffe à la régularité de mes pas, un seul objectif les yeux de Monsieur M en dix minutes chrono…

 

 C* : un c libre d'interprétation

Carpe diem

Vendredi 15 Juin 2007

Des films j'en ai vu beaucoup et je ne pourrai jamais vous dire quel est mon préféré mais le parrain, the godfather, il padrino a une valeur spéciale pour moi tellement il m'a marqué. La trilogie rassemble mes acteurs préférés.
La famille, l'amour, la haine, le désespoir, l'ambition, le pouvoir, la cupidité, l'honneur, la lâcheté, la colère, le pardon, la mort...la vie !
Un chef d'œuvre ce film, que tout le monde a vu j'espère !
La musique du film est sublime tellement elle le raconte bien, je pourrai l'écouter en boucle pendant des heures et des heures.




Carpediem

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