Vendredi 23 Mai 2008

Tu combats la demi-mesure qui veut t’avoir à l’usure, tu résistes à la retenue qui t’empêche d’être ému. Tu ne veux pas être cette bougie si belle, à la flamme dansante qui brûle d’un petit feu, qui illumine si peu. Toi, tu rêves d’éclats, le feu tu le veux d’artifices, brûlant le firmament tel un improbable soleil dans une nuit qui se veut rebelle. Tu cries d’une voix chantante ton amour de la vie, tu t’impatientes, tu ne peux supporter  l’attente ni l’ennui. Tu hais la lenteur de la douceur,  tu ne crois pas au sourire menteur, au mépris rieur. Tu vénères le volcan ravageur qui résume mieux l’existence, à l’inverse du long fleuve il n’est pas tranquille, il rugit, bouscule et meurtrit.  Tu ne veux pas d’une mort lente qui dure l’éternité, tu rêves d’une journée vive aux mille couleurs que tu sais sans lendemain…tu rêve de ce jour béni, à la fin duquel à la mort tu souris…

 

 

Carpe diem

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