Qui n'a pas essayé de définir le bonheur, son bonheur. Voici quelques réflexions de quelques illustres écrivains et penseurs.
C'est une espèce de bonheur, de connaitre jusqu'à quel point on doit être malheureux. LAROCHEFOUCAULD
Nous ne sommes pour la plupart que les contemporains du bonheur ; on en parle autour de nous, mais nous mourons sans l'avoir connu. OCTAVE PIRMEZ
Le bonheur n'est que lorsqu'il fut. Ce qui signifie que tant qu'il dure, un changement reste possible ; il faut qu'il soit passé pour qu'on ait le droit de dire qu'il a existé. SOEREN KIERKEGAARD
Les gens ne connaissent pas leur bonheur, mais celui des autres ne leur échappe jamais. PIERRE DANINOS
Un hôte discret dont on ne constate souvent l'existence que par son acte de décès. ADRIEN DECOURCELLE.
Le bonheur ne consiste pas à acquérir et à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre. EPICTETE.
CARPE DIEM
Le train-train quotidien devient de plus en plus lourd. Se lever le matin en ayant l'impression de s'être couché il y a à peine 5 minutes. Les premiers pas dehors, en ligne de mire les problèmes au boulot, la pression, le stress…avant ça faut d'abord prendre le bus pour mieux s'imprégner de la réalité car quoi de plus saisissant qu'un bus rempli comme un œuf qui démarre avant que la dame n'ait pu se tenir en équilibre.
Au travail, que dire il faut bien subvenir à ses besoins, pour cela il faut supporter incompétence, médiocrité, inaction et j'en passe.
Après une journée au bureau, une seule envie, faire du sport non, manger non, regarder la télé non, juste faire dodo. Oui je sais c'est triste. Avec ce rythme de vie j'avoue que j'oublie souvent de remercier dieu le matin de m'avoir à nouveau offert la chance de voir le soleil.
Carpe diem
Il existe une constante dans notre pays, celle qui dit que rien ne doit changer. Les décors changent, les couleurs, les visages, les mots aussi mais le fond des choses est toujours le même. C'est comme une malédiction ou un mauvais sort qui nous aurait été jeté. La politique est toujours la même, en décalage total avec les aspirations de la population, une démocratie inversée et les élections imminentes n'y changeront rien. Je dis inversée parce que chez nous la pyramide est à l'envers, sa base est en haut où des milliers de charognards insatiables s'agitent de façon frénétique et son sommet bizarrement est en bas, une petite pointe qui symbolise un peuple irrémédiablement mineur. Un peuple désemparé, indécis, qui ne croit plus au miracle, au salut de l'Algérie. En revanche aujourd'hui, l'espoir de sauver sa peau est permis, à l'ère de la mondialisation la solution personnalisée est en vogue. L'objectif de chacun est de réussir tout seul, quitte à écraser son entourage, sa famille, ses amis, son pays. Oui l'objectif suprême c'est de réussir individuellement même si cela se fait au détriment du pays car celui-ci n'existe plus.
La notion de nation n'a plus de sens chez nous, elle est dépassée et remplacée par une nouvelle, celle de l'individu. A chacun ses lois, ses rêves, sa politique, sa religion, ses tabous, à chacun son pays.
Une pensée pour ceux qui se noient en essayant d'atteindre des pays de substitution.
Carpe diem

