J-23 : Bon courage
Carpe diem
Carpe diem
Les larmes de l'enfant alité devant un président presque résigné devant une barbarie persistante, font de moi un homme triste, qui a honte de survivre à ces êtres innocents.
Comment peut-on demander à ces énergumènes de revenir à la raison alors qu'ils ne sont même pas aptes à retrouver un statut d'homme primaire qui ne serait pas loin de la condition du singe.
Se lever le matin, faire abstraction de la beauté de la vie, du soleil, des arbres. Ne pas écouter les rires des enfants. Porter une arme destructrice dans un vulgaire sachet en plastique, se mêler à la foule et semer une mort éternelle en un quart de seconde.
Quelle fut la nuit de cet homme ? Quelle obscurité nocturne peut accoucher d'un jour aussi sombre, quelle obscurité peut vaincre un soleil illuminant toute une galaxie ?
A quel moment ce tueur l'est il devenu, au berceau, à l'école, dans la mosquée ? Comment arrive-t-il à se convaincre que tuer un enfant pourrait trouver un sens un jour ? comment imagine-t-il qu'une mère pourrait oublier cet apocalypse furtif et ravageur, comment pourrait elle oublier sa chair, le sourire de son enfant chéri fruit de ses entrailles. Ou était ce la mort de celui qui tue qui viendrait le sauver des remords, de sa "maladresse" ravageuse.
Nous ne sommes plus dans le domaine de la raison mais au-delà. Nos principes, nos lois, nos croyances ne sont d'aucun secours dans la compréhension de ce que nous vivons, la vérité n'a jamais été aussi plurielle et ambiguë.



